IL MAESTRO

Réalisé par Andrea DI STEFANO

Année : 2025
Pays : Italie
Durée : 125 mn
VOST

avec Pierfrancesco Favino, Tiziano Menichelli, Giovanni Ludeno, Dora Romano
Scénario d’Andre Di Stefano et Ludovica Rampoldi

11 mars 2026
14:00
Salle 1
20:45
Salle 1
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16:30
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18:30
Salle 1
Du 11/03/2026 au 17/03/2026 à Toulouse – Prochaines séances
Pas d’horaire trouvé à Saint-Ouen l’Aumône

Si vous êtes fan de tennis, en particulier de la grande époque des années 1980, celle des John McEnroe, Bjorn Borg, Ivan Lendl, Guillermo Vilas, sans oublier notre hexagonal Yannick Noah…, vous allez être aux anges, tant sont rares les films – plus encore les bons ! – qui mettent en scène votre sport favori. Mais si vous vous fichez comme d’une guigne de ces petites balles jaunes que se renvoient interminablement, par-dessus un filet qui pendouille, des adolescents attardés en short, ne passez surtout pas votre chemin, car ce beau film italien est avant tout une formidable aventure humaine, qui se noue autour de la pratique du tennis (ce pourrait être le football, ce pourrait être aussi la musique…).

Loin des compétitions internationales, des grands tournois prestigieux, c’est à un jeune apprenti joueur que nous allons nous attacher. Le père de Felice, treize ans, place tous ses espoirs dans la réussite sportive de son fiston. Il n’y a pas de doute dans son esprit, son garçon deviendra un champion de tennis, un grand. Pour atteindre ce but, le programme est aussi clair que drastique : discipline de fer, entraînement intensif et stratégie mathématique précisée au geste près sur des carnets qui semblent renfermer des formules de physique nucléaire. Une ambition démesurée, qui désarçonne le reste de la famille, estomaquée pour le compte quand le paternel décide de sacrifier les vacances estivales pour payer au futur champion un stage avec un entraineur de renom, qui accompagnera Felice dans les matchs de qualification à travers toute l’Italie.
Ce sera Raul Gatti, gloire passée du tennis italien (il fut finaliste d’un tournoi de Rome), allure virile, assurance inoxydable, un style « rouleur de mécaniques » censé séduire toutes les femmes qu’il croise. Mais dès que le garçon est parti sur les routes avec le don juan des courts, le scénario n’est pas forcément celui attendu par le paternel : Raul tient absolument à aller à l’encontre des stratégies définies par le papa… et surtout passe l’essentiel de son temps à draguer les monitrices admiratives de sa gloire passée, négligeant trop souvent son élève…

Mais on va vite découvrir que derrière la façade ridiculement virile de Raul se cache une personnalité complexe. Un homme récemment sorti d’hôpital psychiatrique, à l’âme brisée, au passé tourmenté, cachant derrière ses fanfaronnades un lourd secret et d’éternels regrets.
Et le film, sans rien perdre de son humour ni de son dynamisme, prend une toute autre dimension et une vraie profondeur, tournant au récit d’apprentissage pour le jeune garçon qui, au cours de son périple, en apprend plus sur la vie que sur le tennis et devient – à son corps défendant mais au profit sans doute de sa maturité naissante – la béquille affective de cet entraineur portant de plus en plus mal le fardeau de sa virilité forcée. Et le récit en devient à plusieurs moments bouleversant, comme dans cet hôpital où Raoul a atterri après un accident de voiture et où Felice va se présenter comme un fils de substitution, se refusant à abandonner cet entraineur décidément encombrant mais aussi incroyablement libérateur face à l’existence carcérale que lui faisait vivre son père.

La force du film réside dans ce duo improbable, formidablement porté par ses deux acteurs, le jeune Tiziano Menichelli, remarquable dans son premier rôle à l’écran, et le décidément incontournable Pierfrancesco Favino, sans doute le plus grand comédien italien en activité (souvenons-nous de Enzo de Robin Campillo / Laurent Cantet, de Nostalgia de Mario Martone, de Le Traître de Marco Bellochio…).

Bloc gris à insérer dans la description d’un film.
Avec un diaporama d’image ci-dessous :

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