La maison des femmes

Réalisé par Mélisa Godet

Année : 2025
Pays : France
Durée : 110 mn

Karine Viard, Laetitia Dosch, Eye Haïdara, Oulaya Amamra, Juliette Armanet, Pierre Delalonchamps, Jean-Charles Clichet, Aure Atika, Laurent Stocker, Délia Miloudi
Mélisa Godet, Catherine Paillé

11 mars 2026
16:10
Salle 1
20:40
Salle 1
12 mars 2026
14:00
Salle 1
18:40
Salle 1
13 mars 2026
16:00
Salle 1
20:45
Salle 1
14 mars 2026
14:15
Salle 1
18:40
Salle 1
15 mars 2026
14:15
Salle 1
18:30
Salle 1
16 mars 2026
14:00
Salle 1
18:40
Salle 1
17 mars 2026
16:20
Salle 1
20:50
Salle 1
Du 11/03/2026 au 17/03/2026 à Toulouse – Prochaines séances
Pas d’horaire trouvé à Saint-Ouen l’Aumône

À l’heure de la sortie de ce film, presque 33 maisons des femmes auront vu le jour, dans le sillage de cette extraordinaire structure pluridisciplinaire créée en 2016 à Saint-Denis dans l’enceinte de l’hôpital Delafontaine. 33 lieux de soins, d’écoute et autant d’espaces de parole et de reconstruction. 33 lieux refuges pour des femmes en souffrance dans leur corps, dans leur âme, parfois en grande précarité mais pas toujours. 33 havres où venir trouver un peu d’apaisement, d’empathie, de sororité. 33 c’est beaucoup en si peu de temps et c’est si peu pourtant, au regard des violences faites aux femmes et aux enfants et au regard des chiffres : 164 féminicides en 2025, plus qu’en 2024, plus qu’en 2023… « Grande cause nationale » !… on pourrait presque en rire si le sujet n’était pas aussi dramatique.

Inspiré de faits très réels donc, cette fiction a l’immense mérite de rendre visible l’extraordinaire travail de ces équipes au service des femmes, de nous faire pénétrer dans les coulisses d’une structure portée à bout de bras par des professionnels de multiples disciplines investis d’une même mission de service public, celle du soin. Ces infirmières, médecins, psychologues, thérapeutes, assistantes sociales, secrétaires… au service de leurs semblables, dans cette Maison qui est aussi un peu la leur.

Tout comme Jeanne Herry l’avait fait avec Pupilles, Mélisa Godet a minutieusement exploré cet univers, elle a rencontré tous les protagonistes – dont la très charismatique Docteur Ghada Hatem-Gantzer, gynécologue à l’origine de la création de la Maison, magnifiquement incarnée par Karin Viard –, elle se l’est approprié pour ensuite s’en éloigner et par la force de la fiction nous raconter la vie à travers une kyrielle de personnages auquel on va immanquablement s’attacher. Elle parvient ainsi, mieux que dans un documentaire, à faire passer le message politique : ces maisons doivent plus que jamais être soutenues, protégées, portées par les pouvoirs publics.

Dans ce lieu pionnier où soins, écoute et solidarité s’entremêlent pour accompagner les femmes victimes de violences sur le chemin de la reconstruction, il y a toujours beaucoup de vie, de mouvement, d’agitation.
On suit les trajectoires croisées de Diane, Manon, Inès, Awa et leurs collègues, qui accueillent, soutiennent, redonnent confiance et offrent à chaque femme qui pousse la porte de l’établissement la possibilité d’envisager un autre horizon. C’est un corps excisé que l’on va réparer, un accompagnement social que l’on va trouver, un atelier maquillage ou un groupe de parole qui vont venir panser des vies cabossées où l’estime de soi s’est brisée sous les coups d’un conjoint… La force du lieu et son efficacité reposent sur ce dispositif unique où tout est réuni dans un même endroit et où les femmes peuvent trouver tout ce dont elles ont besoin pour être soignées et se relever.
On y vit aussi au rythme des désillusions sur les soutiens budgétaires, sur la peur de manquer de moyens, sur les petits conflits au sein des équipes – parce que chacun n’a pas toujours la même vision du monde – et sur l’attachement indéniable, et parfois douloureux, aux patientes. Dans la maison on rit, on pleure, on se soutient, bref, une maison comme un idéal de société où chacun apporte sa pierre à l’édifice à sa façon, dans l’entraide et le respect.
« Regardons en face ce problème de violences faites aux femmes et aux enfants, parce que ça va souvent de pair. Encourageons les solutions concrètes qui existent, qui se développent et qui doivent encore se développer pour aider ces femmes et ces enfants. Éduquons nos enfants aussi à ces questions. Écoutons nos filles, éduquons nos garçons. Et rappelons aussi que le féminisme, c’est quelque chose qui peut être très constructif et joyeux. » Mélisa Godet

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